Ecrivain français né à Tunis, il connut une enfance difficile entre un père violent et mythomane et une mère soumise. A 17 ans, il fuit sa famille et vit en métropole une vie de bohême et de sdf. Mai 68 lui fait rencontrer de jeunes contestataires qui le sortiront de la rue et l’encourageront à faire des études.
Journaliste au journal « Libération » puis au « Canard enchaîné », il se fait connaître par ses reportages sur l’Irlande du Nord et le procès de Klaus Barbie qui lui valent en 1988 le Prix Albert Londres, considéré comme le « Goncourt » des journalistes.
Il démarre alors une carrière d’écrivain marquée par ses relations tumultueuses avec son père et sa jeunesse cahotique. Un écrivain pour qui lire ou écrire n’est pas seulement un métier mais aussi une mise à l’épreuve de soi. Ses romans, à l’écriture puissante et sobre, inspirés par ses expériences personnelles et journalistiques, lui valent de très nombreuses distinctions : Prix Medicis (2006), Grand Prix du Roman de l’Académie française(2011), Goncourt des Lycéens(2013), Prix Joseph Kessel, Prix Simenon, Prix des Libraires….
Son abondante œuvre littéraire a été adaptée au Théâtre, au cinéma, à la bande dessinée…
La lecture de « Mon traitre », suivi de « Retour à Killybegs », dans lesquels « amitié et trahison » s’affrontent avec franchise et émotion, pourrait vous marquer à vie !
« Une joie féroce » vous fera retrouver le sourire.
Lire Sorj Chalandon, c’est s’investir dans des romans mêlant reportages journalistiques et vie intime.
Sa dernière oeuvre « Le Livre de Kelles » est le récit poignant de son parcours personnel.
Compte-rendu
Après l’émotion de la passation de pouvoirs entre William ANCION, président-fondateur, et Marc VANESSE, son successeur, l’entretien entre Antoine BOUSSIN et Sorj CHALANDON ne fut pas en reste. !
L’ombre d’un père violent au-delà de tout entendement, au point d’être appelé « l’autre », a plané sur ce dialogue poignant, puissant, captivant. Le départ à 17 ans « pour ne pas mourir », la vie dans la rue, la rencontre avec les mouvements de la gauche révolutionnaire au début des années septante, les débuts à Libération, le journalisme de guerre au Moyen-Orient et en Irlande du Nord, le procès Barbie qui lui valut le prix Albert Londres, les prix littéraires, dont le plus précieux à ses yeux, le Goncourt des Lycéens, le Canard Enchaîné : toute la carrière de Sorj Chalandon a été passée en revue avec force et sensibilité.
Le temps a passé trop vite. Il ne restait plus au public enthousiaste qu’une seule solution : « se jeter » sur les livres d’un auteur hors du commun.













